COMITÉ DU VIEUX-MARSEILLE

Les Commissions

La Commission de la Défense du Patrimoine

Cette Commission, particulièrement importante dans l’activité générale du Comité, compte maintenant plus de 50 membres et se réunit une fois par mois. Y sont débattus les dossiers liés au patrimoine de notre ville, les sujets dont on peut se réjouir et ceux qui portent atteinte à son image, à la richesse de son histoire et de ses paysages.

Le Marégraphe – photo Emile Cavallery

C’est dans cette instance que sont proposés les interventions à faire, les dossiers à approfondir et les actions à mener.

Le Comité du Vieux-Marseille est souvent intervenu dans le sauvetage et la conservation de lieux ou de bâtiments emblématiques, classés depuis « Monument Historique » : la Vieille Charité, le Port antique de Massalia, l’amphithéâtre romain du Collège du Vieux-Port, l’aqueduc médiéval de la place d’Aix, le phare du Planier, le Marégraphe et récemment le classement d’une partie de la carrière antique.

Quelques bonnes nouvelles

• La rénovation des « élégantes de la digue du large », ces grues emblématiques étaient menacées de démolition.
• Le sauvetage de l’Eglise Saint-Martin d’Arenc : rachetée au Diocèse par le Conseil Départemental, elle va être transformée en espace dédié au « travail partagé » et à l’évènementiel.
• La belle réhabilitation dont ont fait l’objet la Poste Colbert et le site du port antique.

Grues – Patrimoine et Environnement

Carrière antique de la Corderie – photo Inrap

Le site des Catalans, fin du XIXème siècle avec vestiges du Lazaret cerclés – document MHM

Quelques exemples récents pour lequel le Comité s’est mobilisé.
Pour l’année 2018 on se souviendra

• Du sort réservé à la carrière antique du quartier de la Corderie, mise au jour au mois d’avril 2018. Malgré une mobilisation très importante, le Ministère de la Culture a « sanctuarisé » seulement 635m2 sur 4 200 ! Depuis, tractopelles et autres ont envahi le site mais notre surveillance continue pour la sauvegarde et l’accès autorisé à ce haut lieu emblématique de l’histoire de Marseille
• De la forte mobilisation du Comité pour la défense du patrimoine naturel sur le site de Luminy, zone d’adhésion du parc régional des calanques, menacé par un projet d’extension de l’École de Management Kedge. Une pétition, lancée conjointement par le Comité du Vieux-Marseille, Sites et Monuments, Union Calanques Littoral, France Nature Environnement 13 et l’Amieu, et ayant recueilli près de 200 000 signatures a été sans résultat, puisque la pinède est rasée et la construction a démarré.
• De la destruction du « mur des Catalans », vestige du Lazaret édifié en 1558. Ces arcades constitutives d’un des murs de cette « infirmerie pour les pestiférés » (ainsi nommée sur un plan de 1575) ont toujours subsisté lors des nombreuses transformations intervenues au cours du temps et jusqu’à ce jour de novembre 2018 où les pierres qui les constituaient ont été retrouvées dans une benne du chantier ! Cette destruction sauvage intervient en contradiction de ce que promettait Rudy RICCIOTTI, l’architecte du projet immobilier, qui annonçait que « … les arcades seront démontées et remontées pierre par pierre pour reconstituer cette façade… » et au mépris des préconisations de l’Architecte des Bâtiments de France.
Lors des récentes fouilles réalisées sur ce site, les équipes de l’Inrap ont mis au jour les vestiges de plusieurs ensembles architecturaux superposés : du Lazaret (XVIe siècle) à l’hôpital des équipages de galères (XVIIe siècle) devenu les « Vieilles Infirmeries » (occupées par les pêcheurs catalans), jusqu’aux projets de rénovation urbaine, industrielle et portuaire des XIXe-XXe siècles.

D’autres dossiers sensibles sont apparus au cours de l’année 2019 et en ce début 2020

• Projet de transformation de la Villa Valmer en hôtel 5 étoiles, avec privatisation d’une partie du jardin public.
• Sur la Corniche, l’amputation du parc de la Villa Gaby pour la construction d’une maison privée.
• Au cours de travaux de rénovation, la disparition « accidentelle » de la façade de l’immeuble du 20, quai de Rive-Neuve.
L’unité architecturale de cet ensemble du XVIIe siècle avait été préservée jusque-là. On encourait le risque de voir s’élever « un pavé de verre » en lieu et place de celle-ci,» Le courrier que nous avions alors adressé aux instances impliquées expliquait l’importance patrimoniale de ce qui fut, à partir de 1671, le premier ensemble d’immeubles-entrepôts ou « hôtels de la marchandise » réunis sous le vocable de Marquisat de Rive-Neuve.

Or, au moment où le chantier touche à son terme, on constate que, au-dessus d’un premier étage où ont été reconstituées des fenêtres cintrées avec encadrements, s’élèvent maintenant deux niveaux entièrement vitrés et un étage en attique, rompant totalement l’alignement architectural originel.

Le projet immobilier dit « Port Lacydon ». Prévu sur l’emprise de la Caserne d’Aurelle, à l’angle de l’avenue de la Corse et de la rampe Saint-Maurice, il prévoit l’implantation d’un groupe d’immeubles de sept étages, dont la présence contreviendrait gravement au respect des cônes de vision sur le fort d’Entrecasteaux, tels que les définit la Commission locale de l’AVAP.
Le projet de musée subaquatique : nous nous sommes d’emblée opposés à la création de ce pseudo musée subaquatique, proposant à voir une dizaine d’œuvres immergées au large des Catalans ; c’est, à notre avis, un projet inutilement dispendieux alors que nous sommes régulièrement confrontés à la difficulté d’obtenir que soient sauvegardés des éléments du patrimoine architectural de Marseille.
• Nous suivons attentivement le sort du fort d’Entrecasteaux, où l’association Acta Vista a su conjuguer chantier de rénovation et formation professionnelle (action récompensée par l’attribution du Trophée PROTIS® 2018-2019 de notre Comité), Nous souhaiterions qu’il trouve enfin une destination à la mesure de sa valeur patrimoniale

La villa Gaby – photo Emile Cavallery

La Commission Image

Les membres de cette commission photographient, filment et enregistrent les moments culturels majeurs qui se déroulent tout au long de l’année à Marseille ainsi que les diverses manifestations organisées par le Comité.
Elle se réunit une fois par mois autour de la projection de films du Comité.
Trois « galas » vidéo (à l’automne, pour les Rois et pour les navettes), proposent aux adhérents des rencontres cinéphiles et gourmandes.

Un de la Canebière – document J.C. Waltisperger

La Commission Bibliophilie

C’est le rendez-vous incontournable des adhérents, amateurs de beaux livres, anciens ou plus récents. Ce groupe qui se réunit une fois par mois, commente chaque ouvrage présenté, avec des explications sur les reliures, les illustrations, les tirages limités, les provenances éventuelles. Il mène aussi des études historiques et biographiques sur les auteurs les moins connus.

La Commission Municipale des Noms de Rues

3 à 4 fois par an, deux administrateurs participent à cette commission et portent les propositions du Comité.
Par exemple en 2019, Maria MAUBAN, actrice ; José ASTRIE, peintre ; Sixte REY, architecte ; Léon CHAGNAUD, ingénieur ; René SOULAYROL, médecin ; Louis MARTIN-BRET, résistant …

COMITÉ DU VIEUX MARSEILLE

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